L’incontinence : tous nos conseils pour mieux la vivre !

Publié le 21 mai 2014

Comment faire pour rendre la vie de l’un de vos proches incontinents plus agréable ? Si l’un de vos parents est touché par des troubles urinaires, ne vous alarmez pas.  Il existe des solutions très simples pour palier à ces difficultés.

Habitudes alimentaires et de santé

Mieux vaut prévenir que guérir : sachez tout d’abord quels aliments éviter afin de ne pas augmenter la pression pesant sur la vessie de votre proche. Ainsi, les aliments diurétiques tels que le thé (vert, notamment), le café, les tomates, les asperges, les agrumes, les plats pimentés sont diurétiques, ou bien peuvent irriter la vessie, la rendant ainsi plus difficile à contrôler. Veillez donc à en limiter la consommation.

Les mauvaises habitudes alimentaires ne sont pas les seules à éliminer.  Pour éviter une incidence trop importante des troubles urinaires sur la vie quotidienne de votre proche, il convient également de revisiter ses habitudes de vie au moyen de techniques très simples de vigilance et d’aménagement des horaires. Se retenir longtemps avant d’aller aux toilettes ou pousser en urinant peut par exemple fragiliser le périnée et contribuer à aggraver les troubles : veillez à ce que les toilettes soient toujours facile d’accès lorsque votre proche ressent le besoin de les utiliser, et n’hésitez à l’y accompagner si besoin est.

En outre, il est recommandé de boire suffisamment d’eau dans la journée (de 1,5 à 2 litres par jour) afin d’empêcher la prolifération de bactéries dans la vessie, qui peut être source d’infections, et de privilégier une alimentation riche en fibres (fruits, légumes) afin d’éviter les risques de constipation. Inutile donc de se retenir de boire en pensant éviter les fuites !

Enfin, gardez à l’esprit qu’il est préférable de répartir les prises de liquide tout au long de la journée plutôt que le soir en cas d’incontinence nocturne (on proscrira donc les tisanes dans ce cas), et que les fortes toux par exemple déclenchées par le tabagisme peuvent favoriser l’apparition d’une incontinence d’effort.

Aménagements pratiques

En ce qui concerne les aménagements d’ordre pratique (accès aux toilettes, emploi du temps, vêtements adaptés, protections), des réflexes extrêmement simples peuvent faciliter la vie de votre proche de manière drastique. On notera par exemple des temps d’observation menant à la création d’un emploi du temps personnalisé (calendrier mictionnel) par un médecin, afin de pouvoir anticiper sur les besoins de votre proche, ou d’organiser les sorties en fonction de ce planning, en veillant toujours à ce que des toilettes ou bien des protections de rechange soient accessibles à portée de main.

L’accès aux toilettes est en effet crucial : il est normal que les personnes âgées doivent parfois les visiter plusieurs fois par nuit, ce qui nécessite que les couloirs soient dégagés, suffisamment éclairés, et faciles d’accès. Attention, donc, aux tapis de sol qui peuvent s’avérer être des obstacles dissuadant votre proche de gérer son incontinence au mieux. Enfin, les vêtements portés par la personne incontinente, de jour comme de nuit, se doivent d’être rapides à enlever, en cas d’urgence. On privilégiera donc des vêtements pratiques n’entravant ni la marche ni les mouvements (chaussures à scratch, élastiques, vêtements amples rapides à retirer) plutôt que des lacets, ceintures, chaussures à talons…Et n’oubliez pas que les protections urinaires doivent toujours être changées à temps, et être adaptées à la morphologie de la personne qui les utilise !

L’incontinence chez la personne âgée : d’où vient-elle ? Comment la gérer au mieux ?

Publié le 21 mai 2014

On estime que près d’un tiers des personnes âgées de plus de 75 ans sont touchées par des troubles liés à l’incontinence, dans la grande majorité des cas du fait de l’affaiblissement des fibres musculaires de la vessie et du sphincter lié à l’âge. Ce symptôme peut néanmoins également trouver son origine dans d’autres troubles que le vieillissement seul : on observe ainsi l’apparition de problèmes d’incontinence du fait d’une vessie distendue (incontinence par regorgement), d’un handicap moteur, de problèmes de troubles cognitifs et fonctionnels (maladie d’Alzheimer notamment), ou bien simplement d’une insuffisance du sphincter (incontinence d’effort).

L’incontinence : des origines plurielles

D’autres facteurs liés à l’âge, comme les troubles de coordination par exemple, peuvent également participer à l’apparition de symptômes d’incontinence. Ces derniers sont à mettre en parallèle avec le déclin de certaines facultés cognitives (mémoire, perception, décision, raisonnement et réactivité)  qui diminuent les sensations de besoin chez les personnes âgées, pouvant ainsi entraver le contrôle de votre proche sur sa vessie. Par ailleurs, le fait d’être alité durant une longue période à la suite de problèmes de santé, ou certains troubles comme la polyurie (sécrétion d’urine plus importante que la normale) jouent aussi un rôle dans le développement de l’incontinence, toujours du fait du vieillissement. En effet, chez une personne plus jeune, l’élimination de l’urine diurne 2 fois plus importante à l’élimination nocturne.

Chez la personne âgée, ces proportions s’inversent et des mesures doivent donc être prises afin de palier à ces transformations du cycle mictionnel. Enfin, n’oublions pas que le vieillissement a tout simplement pour conséquence de diminuer la masse musculaire d’une personne (notamment au niveau de la vessie), d’affaiblir les sensations physiques du fait d’un ‘dénervement’ progressif de ces zones, et de réduire la pression contrôlant la clôture de l’urètre, par exemple, chez la femme, du fait de la ménopause ou de grossesses successives.

Gérer les troubles d’incontinence au mieux : c’est possible

Dans la prise en charge des troubles d’incontinence, l’entourage de la personne âgée ou dépendante devra donc porter une attention toute particulière aux éléments déclencheurs : les troubles se sont-ils manifestés à la suite d’un choc nerveux ? D’une longue maladie ? Le médecin et les proches devront se montrer particulièrement à l’écoute afin d’offrir à la personne souffrante un traitement aussi adapté que possible : chirurgie, médicaments... De ce fait soyez vigilants : un épisode d’incontinence n’est pas toujours révélateur d’un véritable problème sur le long terme. Il est donc parfois inutile d’avoir recours immédiatement à des changes complets. Une autre règle d’or consiste à toujours accompagner une personne âgée ou dépendante aux toilettes lorsqu’elle en ressent le besoin, sans avoir recours à des changes qui encouragent le développement de réels troubles d’incontinence si utilisés à mauvais escient.

Les troubles d’incontinence sont malheureusement reconnus comme des facteurs pouvant parfois entraîner des sentiments négatifs d’isolement, de dépression, et de repli sur soi chez la personne âgée. Une communication permanente et saine, tant sur le plan physiologique que psychologique est donc primordiale afin de pouvoir aider votre proche au mieux, de lui permettre d’exprimer ses émotions, et de dédramatiser la situation. Dans le cas d’une incontinence lourde nécessitant des soins quotidiens, pensez également au recrutement d’aides à domicile, qui peuvent fournir à la personne âgée souffrante des repères stables, ainsi qu’un véritable soutien physique et moral tout en continuant à vivre dans un environnement familier.