EHPAD (Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes)

Publié le 6 nov 2014

Les Établissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) sont des maisons de retraite médicalisées, habilitées à accueillir des personnes âgées en perte d’autonomie. Ces établissements peuvent être publics, associatifs à but non lucratif (2/3 des structures) ou privés à but lucratif et sont conventionnés avec les départements et l’assurance maladie.

Personnes concernées par les EHPAD

Les EHPAD sont aptes à accueillir les personnes âgées à partir 60 ans en partie ou totalement dépendantes. Il est nécessaire de se renseigner sur le type de dépendance pris en charge dans les EHPAD : en effet, certains ne sont pas habilités à s’occuper des personnes lourdement dépendantes, qui nécessitent des soins particuliers proposés dans certains centres seulement.

La France compte aujourd’hui 6850 EHPAD de 50 à 80 places, ce qui représente au total environ 500 000 places d’hébergement disponibles. 

Fonctionnement des EHPAD

Les EHPAD sont des maisons de retraite, c’est-à-dire des résidences collectives pour personnes âgées avec chambres individuelles équipées, espaces et services collectifs comme la restauration, l’entretien du linge, des chambres, des animations et loisirs pour les résidents, etc.

Les EHPAD disposent en plus de personnel médical et paramédical avec un médecin (généraliste ou gériatre) qui coordonne et forme une équipe de personnel de soins présente 24h/24 pour dispenser les soins adaptés à chaque résident.

La plupart des maisons de retraite sont désormais des EHPAD, les soins médicaux étant souvent indispensables à la qualité de vie de la plupart des personnes âgées. Les EHPAD sont des établissements conventionnés ayant signés une convention tripartite avec le Conseil Général du département et l’Assurance Régionale de Santé (l’ARS, pour la prise en charge financière des soins).

Cette convention définit les engagements financiers des différentes parties et les engagements quant à la qualité des soins prodigués en EHPAD. L’ARS contrôle régulièrement le bon fonctionnement des EHPAD.

Les Unités de Soins de Longue Durée

Publié le 6 nov 2014

Les Unités de Soins de Longue Durée (USLD) sont des établissements sanitaires d’hébergement des personnes âgées qui ont perdu toute autonomie et nécessitent une surveillance et des soins médicaux constants. Ces structures dépendent des centres hospitaliers et peuvent donc être publiques ou privées. 

Personnes concernées par les USLD

Peuvent être prises en charge dans une USLD les personnes âgées (plus de 60 ans) qui présentent une très importante perte d’autonomie (incapacité à se lever, se nourrir, se laver, s’habiller seul) et qui nécessitent des soins médicaux-techniques constants et une surveillance continue.

Ce sont souvent des personnes qui ont été hospitalisées ou ont fait un moyen séjour dans un établissement de santé. Ils ont bénéficié de soins de suite et de réadaptation, c’est-à-dire un traitement et une surveillance médicale continues dans le but de faciliter leur réinsertion.

Quand l’état du patient ne s’améliore pas voire se dégrade, il peut être dirigé vers une USLD pour un long séjour.

On compte actuellement en France environ 600 USLD pour une capacité totale d’accueil d’environ 32000 personnes.

Fonctionnement des USLD

Les USLD sont des établissements de long séjour, différents des EHPAD (Établissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes qui sont des maisons de retraite médicalisées) car ce sont des structures sanitaires d’hébergement de personnes âgées avec des moyens renforcés.

La surveillance et les soins sont permanents, contrairement aux EHPAD. Les USLD proposent des chambres individuelles ou à plusieurs, des services d’assistance de la vie quotidienne (la toilette, les repas, les déplacements), la restauration collective, l’entretien du linge et des chambres, des animations et loisirs et surtout une surveillance médicale 24h/24. 

Les soins prodigués aux pensionnaires sont pris en charge par la sécurité sociale (en majorité) et l’hébergement et les repas sont à la charge du patient ou de sa famille. Les personnes âgées fortement dépendantes peuvent toutefois bénéficier de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) pour financer leur hébergement et les services fournis en USLD.

 

Les Unités Alzheimer

Publié le 6 nov 2014

Les Unités Alzheimer sont des structures en plein développement en France, construites sur le modèle américain. Ces unités autonomes sécurisées et protégées se trouvent souvent au sein des EHPAD (Établissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes, des maisons de retraite médicalisées) où de plus en plus de personnes souffrant d’Alzheimer sont accueillies.

Personnes concernées par les Unités Alzheimer

Les Unités Alzheimer accueillent des personnes âgées (majoritairement de plus de 75 ans) avec des pathologies plus ou moins sévères et un degré de dépendance plus ou moins élevé. Il peut s’agir de personnes résidant en EHPAD et dont l’état s’aggrave et nécessite un transfert en Unité Alzheimer.

Il s’agit aussi de personnes dont l’atteinte est modérée ou sévère, qui ne peuvent donc plus demeurer à domicile et nécessitent une surveillance et un accompagnement adaptés.

La France dénombre 1500 unités spécifiques et 145 EHPAD Alzheimer, ce qui représente environ 34000 places d’hébergement. C’est encore trop peu face aux besoins réels des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Fonctionnement des Unités Alzheimer

Ce sont des unités spécifiques d’accueil de personnes qui présentent des troubles nécessitant des soins et un  encadrement spécialisé et renforcé. Les Unités organisent la vie sociale des résidents en petit groupe (de 10 à 20 résidents), les locaux ont des aménagements adaptés (circulation, espaces de déambulation), un personnel d’encadrement spécialisé composé d’infirmiers, d’aides-soignants, de cadres de santé, d’aides médico-psychologiques, d’auxiliaires de vie, d’agents sociaux et éventuellement d’un médecin coordonateur et d’un psychologue pour le personnel.

Les Unités proposent des ateliers thérapeutiques et de stimulation destinés à freiner la maladie. Le rythme de vie est adapté à chaque résident et la sécurité renforcée. Le soutien aux proches est également prévu par le personnel encadrant.

Les tarifs sont plus élevés qu’en EHPAD classique car le personnel est plus nombreux et spécialisé. Les personnes résidant en Unités Alzheimer peuvent bénéficier de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) pour financer leur hébergement et les soins reçus.

La maison de retraite publique

Publié le 24 nov 2014

Contrairement aux résidences privées, la maison de retraite publique dépend essentiellement du secteur hospitalier, du département ou de la commune. Il en existe plusieurs types différents : comme les Unités de Soins Longue Durée (ULSD) spécialisées pour les séniors ayant besoin d’un suivi permanent, les maisons de retraite médicalisées, les EHPAD classiques, les EPHAD spécialisés (type Alzheimer par exemple) et les diverses résidences tel les foyers logements, les Villages Retraite ou encore les MARPA (maison d’accueil en milieu rural)

Selon leur type, elles pourront être plus ou moins médicalisées en fonction du profil des patients, conventionnées et proposeront soit un accueil permanent soit essentiellement de jour. Les établissements publics disposent d’un personnel médical compétent, qu’ils soient situés en milieu rural ou en environnement urbain.

Ces types de logements sont placés sous la tutelle de l’assistance publique, d’un centre hospitalier, du Centre d’action sociale ou d’un hôpital. Ils représentent 60% de l’ensemble des maisons de retraite recensées dans l’hexagone.

Les avantages

-    Les prix d’hébergement sont, la plupart du temps, moins chers que dans les autres types de résidence (privé et associatif).  Les tarifs sont d’ailleurs fixés par le département dont dépend l’établissement.

-    Une aide sociale à l’alimentation ou au logement peut-être perçue en justifiant de faibles ressources financières, les résidences publiques étant en priorité pour les individus de condition modeste.

Les inconvénients

-    La liste d’attente s’avère longue. Il faut souvent compter plus d’un an  pour trouver une place.

-    Le processus d’admission peut lui aussi être compliqué. N’hésitez pas à vous renseigner à l’avance auprès de votre département ou de votre ville.

L’admission

A l’instar des résidences privées, vous devez remplir un certain nombre de formalités pour rejoindre une maison de retraite publique :

- Le volet administratif avec les différentes pièces justificatives demandées.
- Le volet médical complété par les documents suivants : le certificat et le questionnaire médical fournis par votre médecin traitant, comprenant les traitements en cours, les antécédents, les contre-indications ainsi que le degré de dépendance physique et psychique.

Le dossier complet sera étudié par la commission d’admission qui optera pour la résidence la mieux adaptée au demandeur en fonction de son état de santé et de son niveau d’autonomie.

 

 

La maison de retraite privée

Publié le 24 nov 2014

C’est une maison de retraite qui contrairement aux maisons de retraite publique, ne fait pas partie du secteur hospitalier mais appartient au domaine commercial. Elles sont, généralement, dirigées par des acteurs sociaux (mutuelles, fondations, caisses de retraite) ou par des groupes financiers privés. Elles peuvent être médicalisées, conventionnées ou spécialisées dans une maladie (exemple : unités de vie Alzheimer).

Leur but est le même que dans le public, en proposant différents types de prestations aux personnes âgées :

-    De nombreuses animations et activités
-    La prise en charge complète du senior 
-    Une surveillance médicale permanente, adaptée au profil de chaque patient
-    Un accueil adapté selon les cas (diurne, temporaire, long séjour)

L’admission

A l’instar des résidences publiques, vous devez remplir un certain nombre de formalités pour rejoindre une maison de retraite privée :
-    Le volet administratif avec les différentes pièces justificatives demandées.
-    La partie médicale complétée par les documents suivants : un certificat et le questionnaire médical fournis par votre médecin traitant, comprenant les traitements en cours, les antécédents et les contre-indications.

La direction de l’établissement décidera ou non d’accepter la candidature du patient en fonction de son autonomie et de son état de santé.

Les avantages

- Une liste d’attente plus courte que les maisons de retraite traditionnelles

- Des animations variées et de qualité 

- Les différents animaux de compagnie sont autorisés

- Des infrastructures globales souvent plus modernes et adaptées

- Un large choix de logement : du pavillon individuel au classique studio

Les inconvénients

- Un prix bien souvent plus élevé que la moyenne, mais en adéquation avec les services haut de gamme proposés

- Les divers soins et l’assistance médicale s’avèrent payants en tant que service supplémentaire. Ils ne sont pas compris dans le tarif comme dans le public.

Le facteur prix

Généralement plus couteux qu’une maison de retraite publique mais pour un service plus complet et souvent plus attentionné. Les tarifs ont tendance a fortement variés en fonction du type de résidence privé. N’hésitez pas à les comparer.

A savoir, que certains établissements offrent des possibilités d’aides sociales, baissant leur coût de façon non négligeable. Au contraire, d’autres résidences « select » ciblées haut de gamme, mettront en place des conditions d’inscription beaucoup plus restrictives.

La maison de retraite associative

Publié le 24 nov 2014

Les maisons de retraite associatives sont parfois méconnues du grand public. Elles représentent pourtant une réelle alternative aux établissements publics et privés. Découvez ses spécificités, ses avantages et inconvénients.

Un statut hybride

Ce type de résidence peut-être situé entre la maison de retraite privée et la maison de retraite publique. En effet, elle appartient au secteur privé (caisses de retraite, fondations, groupes mutualistes, groupes hôteliers, investisseurs…) mais contrairement à la résidence privée, la maison de retraite associative n’a, la plupart du temps, pas de but lucratif et donc aucun objectif financier précis à respecter.

Il leur suffit juste d’assurer un certain « équilibre » entre frais de fonctionnement et revenu pour rassurer leur gestionnaire.

Des normes à respecter

Même si elle n’a pas vraiment de compte à rendre à l’Etat étant de nature privée, la résidence associative se doit de respecter diverses normes de qualité aussi bien au niveau de la prise en charge médicale, que dans ses infrastructures devant respecter les règles de sécurité en vigueur.

Contrairement aux maisons de retraite publiques, ces logements associatifs ne sont pas obligés d’avoir l’agrément de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et sociales (DDASS) pour exister.

L’agrément est cependant assez répandu dans la mesure où il permet le paiement de la part complémentaire prix/journée ne pouvant pas être réglé par le patient.

Les maisons de retraite associatives ne sont pas légions en France, pourtant de grands groupes ont tendance à développer ce mode de résidence sous la forte demande en logement séniors liée au vieillissement de la population et au contexte économique.