Publié le 26 nov 2015

Le vieillissement du cerveau et les maladies neurodégénératives sont, en partie, dus à des facteurs génétiques. Cela dit, le respect d’une certaine hygiène de vie permet de les retarder voire de les éviter. Voici 5 règles faciles à respecter permettant de protéger son cerveau et de le rendre plus tonique.

Règle n°1 : Faire travailler son cerveau

Voici la règle la plus importante à retenir : plus l’on fait travailler son cerveau, mieux il se porte. En effet, à chaque nouvel apprentissage, le cerveau développe des câblages neuronaux, et ce, quel que soit l’âge. Ces nouvelles connexions restent maintenues tant qu’elles sont sollicitées par différents exercices mentaux, ce qui permet alors de retarder l’apparition de maladies neurodégénératives.

Les exercices cérébraux peuvent se présenter sous formes très diverses, mais il faut avant tout garder en tête que cela doit rester un plaisir et non une contrainte. Le Sudoku, les mots croisés, les jeux de société comme le Scrabble, les jeux de mémoire que l’on peut télécharger sur une tablette ou un téléphone, ou encore des jeux de console tels que le programme d'entraînement cérébral du Dr Kawashima sur Nintendo DS sont d’excellents moyens de faire travailler son cerveau en s’amusant. L’apprentissage d’un sport ou d’une langue étrangère, ou le simple fait de s’investir auprès d’associations représentent également un bon moyen de protéger son cerveau. Et l’activité la plus complète pour avoir un cerveau tonique est l’apprentissage d’un nouvel instrument. En effet, la musique est excellente pour la mémoire car elle fait appel aux deux hémisphères du cerveau.

Quel que soit son âge, il ne faut pas hésiter à tester de nouvelles activités. Chacune d’entre elles contribue au bon fonctionnement de son cerveau. Et qui sait, ce sera peut-être l’occasion de se découvrir un nouveau don…

Règle n°2 : Entretenir des relations sociales

Plusieurs études ont révélé que le cerveau avait besoin d’interactions avec d’autres personnes. En effet, les personnes ayant peu de relations sociales sont plus sujettes aux dépressions et développent plus fréquemment des maladies telles que la maladie d’Alzheimer. Celles qui, a contrario, maintiennent une vie sociale en travaillant plus longtemps ou en s’investissant au sein d’associations, font preuve d’empathie, ce qui est bénéfique pour maintenir la tonicité de leur cerveau.

Règle n°3 : Bien dormir et savoir se détendre

Durant le sommeil, le cerveau fait le tri parmi les informations acquises au cours de la journée. Il stocke les informations à mémoriser, laissant ainsi la place pour de nouveaux acquis, et il élimine les toxines. Un sommeil suffisant et de bonne qualité est donc nécessaire au bon fonctionnement de son cerveau. Il a été démontré que les personnes manquant de sommeil sont susceptibles de perdre certaines cellules nerveuses, elles présentent ainsi un risque accru d’être concernées par une maladie neurodégénérative.

Le stress, quant à lui, engendre une hormone qui peut permettre de « booster » le cerveau si elle est générée en petite quantité. Par contre, si elle est générée en grande quantité, elle ralentit le fonctionnement cérébral. Le stress peut être causé par la peur ou l’agressivité. Il est donc important de savoir maitriser ses émotions, pourquoi pas en pratiquant la médiation, bénéfique au bon fonctionnement du cerveau.

Règle n°4 : Pratiquer une activité physique

Il a été démontré que la pratique d’une activité physique de façon régulière est bénéfique à la santé de l’organisme en général, et spécifiquement à la santé du cerveau. Le sport permet de se détendre et favorise l’oxygénation du cerveau. Il n’est pas pour autant nécessaire de pratiquer un sport de façon intensive, au contraire, il est recommandé de pratiquer une activité physique modérée telle que du vélo, de la marche rapide ou du jogging à raison de 45 minutes trois fois par semaine. Même si l’on n’a pas été sportif au cours de sa vie, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, les effets bénéfiques se feront ressentir quel que soit l’âge.

Règle n°5 : Bien se nourrir

L’alimentation contribue à la tonicité de son cerveau. En particulier, le cerveau nécessite un apport en fer, car c’est ce dernier qui transporte l’oxygène dont il a besoin. Le fer se trouve entre autre dans les moules, les crevettes ou le boudin noir. Il est également important de consommer des sucres lents qui sont sources d’énergie pour le bon fonctionnement cérébral, mais également des protéines animales, des acides gras, des fruits et des légumes pour les vitamines… Chaque aliment contient des éléments qui favorisent le développement et le maintien d’un cerveau en bonne santé. L’important est d’avoir une alimentation variée et équilibrée.

Idéalement, il est important d’entretenir son cerveau dès son plus jeune âge. Les enfants et les jeunes adultes actifs présentent moins de risques, en vieillissant, de développer des maladies telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Quoiqu’il en soit, il n’est jamais trop tard pour respecter une hygiène de vie équilibrée qui, de toute façon, contribuera au bon fonctionnement de son cerveau et de sa mémoire.