Que faire en cas de perte d'autonomie ?

Publié le 19 mai 2014

Face à une personne âgée en perte d'autonomie, il y a de plus en plus de possibilités de prise en charge en parallèle de son maintien à domicile. D'autre part, des structures se développent pour offrir une alternative à la maison de retraite.

La maison de retraite

Si la santé de la personne âgée est en danger ou que les soins à effectuer deviennent trop difficiles, la maison de retraite ou l'Ehpad, sont souvent la meilleure solution. La personne âgée est alors prise en charge 24 heures/24 et 7 jours/7 par des équipes médicales et paramédicales composées de médecins, infirmiers, aides-soignants, kinésithérapeutes... qui contribuent à son bien-être. Grâce à l'ensemble des soins, ainsi qu'aux diverses prestations proposées par l'établissement (chambre privative, animations sportives et intellectuelles, restauration...), la personne placée peut retrouver un équilibre de vie sécurisée.

Bien que la plupart des EHPAD proposent au sein de leurs établissements des unités de vie dédiées aux personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, il existe des maisons de retraite spécialisées dans l'accueil de ces patients, où les équipes médicales et paramédicales sont formées aux soins spécifiques à la maladie d'Alzheimer. De plus en plus de ces maisons de retraite spécialisées proposent également un "accueil de jour".

Le maintien à domicile

Si l'habitation est aménagée et adaptée à ses capacités, la personne âgée peut tout à fait rester à son domicile ou dans celui de sa famille. Pour pallier à ses besoins allant d'un simple soutien dans les tâches ménagères à une assistance totale depuis le lever jusqu'au coucher, vous pouvez faire appel à une aide à domicile ou encore, aux services infirmiers à domicile (SSIAD), plus adaptés pour les personnes très dépendantes.

Certaines structures intermédiaires, complémentaires au maintien à domicile, offrent un accueil à temps partiel. Durant l'accueil de nuit, le personnel se charge du coucher, du lever et des tâches matinales telles que la toilette et l'habillage. L'accueil de jour peut être assuré une demi-journée ou plusieurs jours par semaine. Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer sont reçues dans des structures indépendantes.

En cas d'absence de la famille ou de travaux au domicile par exemple, il existe des structures d'hébergement temporaire, autonomes ou rattachés à une maison de retraite. Il peut s'agir d'une solution provisoire ou l'occasion de tester une maison de retraite avant de s'y installer.

La vie en communauté

Les personnes âgées ayant une perte d'autonomie légère peuvent se tourner vers les résidences-services ou les foyers-logements qui permettent à la fois une vie en totale indépendance avec ses appartements privatifs adaptés, tout en ayant à disposition une équipe médicale dédiée à l'établissement et des services collectifs tels qu'un restaurant, une blanchisserie, des animations...

La famille d'accueil

Autre solution, souvent peu connue: la famille d'accueil agréée. Il peut s'agir d'une bonne alternative au placement en maison de retraite. La famille d'accueil prend en charge la personne âgée, qui est "nourrie, logée, blanchie" contre le remboursement des frais et une rémunération.

Les signes d'une perte d'autonomie

Publié le 19 mai 2014

Certains facteurs physiques ou psychiques liés au vieillissement peuvent engendrer une perte brutale ou progressive de l'autonomie. Il est important de savoir en reconnaitre les premiers signes afin de pouvoir réagir pour améliorer le quotidien de la personne âgée concernée.

On considère qu'il y a perte d'autonomie lorsqu'une personne n'est plus capable d'effectuer par elle-même, des tâches du quotidien.

Quels sont les signes révélateurs ?

L'hygiène

Des problèmes physiques liés au vieillissement tels qu'une dégradation de la vue ou des douleurs articulaires peuvent décourager la personne âgée à entretenir son intérieur. En cas d'affaiblissement important, elle risque également de négliger sa toilette quotidienne. Si besoin, vous pouvez faire appel à une aide à domicile.

L'humeur

Avec l'âge on a tendance à devenir entêté et très attaché à ses habitudes mais attention à bien distinguer ce comportement qui n'a rien d'inquiétant à des signes de dépression. Une fatigue importante, un sentiment de tristesse permanent, un manque d'intérêt pour les activités... doivent attirer votre attention. Toute autre modification du comportement comme de l'agressivité ou de l'apathie peut être le signe d'une maladie neuro-dégénérative, il ne faut pas donc pas hésiter à en référer à un médecin.

La mémoire

Le vieillissement est souvent synonyme de problème de mémoire. Pour les "petits" problèmes de mémoire comme l'oubli de médicaments ou des factures impayées, il n'y a pas de quoi s'alarmer. Optez pour des solutions simples telles qu'un pilulier ou la mise en place du prélèvement automatique. Par contre, d'autres types d'oublis peuvent être bien plus inquiétants et révéler une maladie d'Alzheimer ou une autre forme de démence. Alors si la personne âgée perd la notion du temps ou des lieux, ne reconnait plus ses proches ou a des comportements absurdes comme ranger ses clefs dans le four à micro-ondes, elle doit à tout prix consulter un médecin.

L'isolement social

L'ensemble des troubles liés au vieillissement peuvent provoquer, indirectement, un isolement social. Des problèmes d'audition risquent d'exclure la personne âgée des conversations, l'affaiblissement physique ou plus gênant, des problèmes d'incontinence urinaire, ont pour effet de la décourager à pratiquer des activités en société. Face à ces différents problèmes, vous pouvez l'aider à trouver des solutions simples ou si besoin, faire appel à une aide à domicile. Et si rien ne permet de sortir la personne âgée de son isolement, consultez un médecin qui pourra évaluer de façon professionnelle, la perte d'autonomie et agir en fonction. Il faut également garder en tête que l'isolement peut être un signe de dépression.

L'alimentation

Il est fréquent que les personnes âgées perdent l'appétit et le plaisir de manger mais il est indispensable qu'elles maintiennent une alimentation équilibrée. Lorsqu'elles n'arrivent plus à gérer correctement leurs repas, il faut les y aider. Une aide à domicile peut se charger des courses, de la préparation des repas et si besoin d'aider la personne âgée à manger.

L'équilibre

Certains médicaments ou simplement l'affaiblissement lié à l'âge peuvent engendrer des troubles de l'équilibre. Une marche hésitante, des difficultés à se lever, des trébuchements... peuvent révéler un trouble de l'équilibre. Il est alors primordial de consulter un médecin car une chute lorsque l'on est âgé peut avoir de graves conséquences. En effet, 20 à 25% des fractures du col du fémur engendrent une invalidité. Il est donc indispensable de prendre des dispositions dès les premiers signes de trouble de l'équilibre: aménagez la maison pour limiter les risques, équipez la personne âgée d’une canne ou d’un déambulateur ou encore, inscrivez-la dans un atelier d'équilibre, mis en place par certaines communes.

Évaluer la perte d'autonomie

Publié le 19 mai 2014

Des professionnels de la santé peuvent procéder à une évaluation de la perte d'autonomie chez une personne âgée afin de définir ses besoins ainsi que les aides, médicales et financières, auxquelles elle peut prétendre.

Pourquoi évaluer la perte d'autonomie ?

L’évaluation, réalisée par des professionnels, permet d’établir à quel “groupe de dépendance” appartient la personne âgée. La classification se fait en 6 groupes allant de GIR 1 pour les personnes très dépendantes à GIR 6 pour les personnes autonomes. Les personnes appartenant aux GIR 1 à 4 sont considérées comme “en perte d’autonomie”. Elles bénéficient alors d’un “plan d’aide personnalisé” dans lequel est défini les différentes aides auxquelles elles peuvent prétendre, au niveau financier, matériel et humain. Sur le plan humain, ces aides peuvent être l’assistance d’une aide-ménagère, l’emploi d’une auxiliaire de vie ou encore le portage des repas. Au niveau matériel, on peut fournir à la personne âgée un lit médicalisé, un fauteuil roulant, une canne… Et sur le plan financier, les personnes des GIR 1 à 4 peuvent bénéficier de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Les personnes des groupes 5 et 6, quant à elles, reçoivent des recommandations écrites et peuvent bénéficier de prestations d’aide à domicile par l’intermédiaire de l’aide sociale départementale ou de leur régime de retraite. Celles-ci pouvant être une aide pour le ménage, la toilette ou la préparation des repas.

Comment évaluer la perte d'autonomie ?

Plusieurs systèmes d’évaluation de la perte d’autonomie existent mais seule la grille AGGIR est utilisée pour savoir si une personne est éligible ou non à l’APA. Le principe de cette grille consiste à évaluer, en deux temps, les capacités de la personne âgée sur des activités du quotidien. La première étape permet de définir si la personne peut bénéficier de l’APA et la seconde, d’établir le “plan d’aide personnalisé”. Pour chaque activité, le résultat est “la personne fait seule”, “ la personne fait partiellement” ou “la personne ne fait pas”.

La première étape comporte 10 activités: alimentation, toilette, habillage, capacité à se lever, se coucher ou s’asseoir, élimination urinaire et fécale, déplacements à l’intérieur et à l’extérieur du logement, cohérence, orientation physique et dans le temps, communication à distance (téléphone, sonnette, alarme).

La deuxième étape comporte 7 activités: ménage, transport, suivi du traitement, cuisine, achats, gestion de ses affaires ou de son budget, activités durant le temps libre.

Qui se charge de l'évaluation de la perte d'autonomie ?

Si la personne âgée est en établissement, l’évaluation de perte d’autonomie est réalisée par l’équipe de l’établissement sous la responsabilité du médecin coordonnateur.

Si l‘évaluation est demandée par le médecin traitant, celle-ci est généralement effectuée dans un centre d’évaluation gérontologique (CEG).

Mais la plupart du temps, l’évaluation de perte d’autonomie se fait suite à une demande d’APA. C’est alors l’équipe médico-sociale du département composée d’un médecin ou d’une infirmière et d’un travailleur social, qui se rend au domicile de la personne âgée pour faire l’évaluation.

Conseils contre la dépression

Publié le 19 mai 2014

Le maintien à domicile est une des solutions préférées des Français au détriment des maisons de retraite. Cela évite le sentiment de déracinement. Toutefois, un risque majeur est lié à ce choix : celui de la solitude. La famille se trouve parfois loin, les femmes sont souvent confrontées à la perte de leur mari, elles sortent de moins en moins de leur foyer.

L’isolement est une des premières causes de dépression chez les personnes âgées, or celle-ci est souvent à l’origine d’un déclin. Parmi les autres facteurs, suivent le deuil, la sensation d’être inutile ou encore le fait de ne pas avoir d’objectif.

Les proches et les aides à domicile doivent être vigilants quant à l’apparition des premiers signes de dépression et peuvent être d’une grande aide dans la guérison.

Julie vous donne ses astuces pour prévenir cette maladie :

1. L’encourager à s’entourer d’un animal de compagnie

L’adoption d’un animal de compagnie lui permettra tout d’abord de se sentir moins seul. Ce n’est toutefois pas sa seule utilité. La responsabilité d’un compagnon lui donnera la sensation d’être indispensable et lui procurera donc un but. Dans le cas où l’animal se trouve être un chien, cela forcera son maître ou sa maîtresse à le promener et donc à sortir du domicile. Nourrir l’animal de compagnie lui rappellera de s’alimenter lui-même.

2. Lui suggérer des activités afin de garder une vie sociale active

Vous pouvez vous renseigner auprès de votre mairie ou sur internet. En effet, les collectivités et les associations proposent de nombreux clubs dédiés aux personnes âgées comme les clubs d’échec ou de nombreuses sorties culturelles.

3. Veiller à sa santé physique

Les traitements médicaux peuvent parfois être inadaptés aux patients et provoquer des effets secondaires comme la perte de l’appétit. Il est important de faire attention en cas de comportements inhabituels ou d’apparition de symptômes. Ces changements peuvent provoquer une inquiétude chez les personnes âgées qui favorisera la dépression.

4. Le pousser à s’exposer quotidiennement à la lumière du jour

On connait bien la dépression saisonnière qui est liée au manque de lumière naturelle au moment de l’hiver. En effet, celle-ci joue un rôle primordial sur l’horloge biologique interne et l’humeur. Les personnes âgées qui restent enfermées chez elles souffrent d’une dépression similaire. C’est pourquoi, il est nécessaire de les inciter à prendre l’air et à sortir de chez elles. Il est également possible d’avoir recours à la luminothérapie en achetant une lampe ou une ampoule dédiée. Cette lumière spécifique régule l’horloge biologique en pénétrant dans la rétine. 

L’essentiel est de maintenir le lien social et affectif avec ses proches. Les personnes âgées ne doivent pas se sentir seules ou abandonnées, votre présence est un moteur indispensable à leur santé !